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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 19:22
Les Résistants de Tombouctou, de Joshua Hammer

Découvert dans l’été, et à vous proposer pour la rentrée, ce livre tout à fait passionnant est paru en mai dernier chez Arthaud.

Pour qui a suivi de près l’actualité au Mali des années 2012-2015, pour qui connaît a minima l’histoire de ce pays, l’histoire de sa découverte, et plus encore l’histoire de ses célèbres manuscrits, voilà le fruit d’une enquête remarquable, construite sur des savoirs très précis, et qui nous fait vivre et vibrer à la grande aventure qu’elle raconte : le sauvetage à Tombouctou et dans le plus grand secret, entre 2012 et 2013, de plus de 330 000 manuscrits précieux, trésor de la ville. De ce sauvetage, tout le monde a entendu parler. Mais qui pouvait imaginer l’ampleur ni la logistique d’une telle opération, ni les risques pris, ni le courage et l’intelligence dont ses acteurs ont fait la preuve pendant des mois ?

Les deux premiers chapitres sont peut-être un peu scolaires. Mais l’auteur a voulu utilement y poser les cadres nécessaires à un public de néophytes. Parfois, des notions comme celles de « féminisme » ou de « laïcité » peuvent paraître anachroniques quand elles sont rapportées à la littérature de siècles si lointains, ou le choix de présenter tel manuscrit plutôt que tel autre pour en montrer l’importance, un peu discutable. Des historiens pourraient tiquer sur certains détails. Il ne faudrait surtout pas que ces quelques réserves freinent le premier enthousiasme de la lecture.

Car tout cela tombe très vite, dès que le récit de l’enquête proprement dite commence.

Le personnage central, Abdel Kader Haïdara, est une figure extraordinaire. Son nom, souvent cité dans la presse ces dernières années, est internationalement connu des bibliothécaires. Son parcours commence quand il n’a pas 20 ans, tout entier consacré depuis aux fameux manuscrits : il les recherche, il les négocie, il les collectionne, il parcourt pendant 10 ans l’Afrique de l’Ouest et au-delà, dans des conditions parfois extrêmes et au péril de sa vie. Il enrichit comme personne le fonds de la plus importante bibliothèque de Tombouctou, l’Institut Ahmed Baba, du nom d’un immense sage et intellectuel du XVIe.s, qui a marqué l’histoire de la ville. Lui-même est l’héritier d’une de ces grandes bibliothèques familiales privées, qui sont la caractéristique de Tombouctou. Il connaît bien sûr les autres familles également détentrices de ces trésors, et cherche à les convaincre de les protéger. Son obsession : la sauvegarde de ces joyaux, menacés par les termites, le climat, et souvent l’ignorance de leurs propriétaires.

Quand la guerre arrive à Tombouctou, occupée en trois jours par les rebelles Touareg du MNLA, puis par les djihadistes d’AQMI, au début d’avril 2012, la vie bascule. Elle va devenir tragique et barbare.

Alors, à Tombouctou d’abord, puis bientôt à Bamako, pendant des semaines et des mois, Haïdara mobilise tous ses amis, ses partenaires locaux, ses réseaux internationaux …C’est le récit de cette résistance que nous offre, avec un talent formidable, le grand journaliste américain Joshua Hammer.

Ne manquez pas cette belle lecture, d’une histoire presque gagnée mais qui n’est pas finie, et dont Haïdara continue, aujourd’hui encore, d’être le moteur.

Image National Geographic

Image National Geographic

Dans notre voyage fluvial, la pause à Tombouctou aura donc duré un peu plus que prévu....

On vous avait promis de finir l'été à Gao, ce sera pour la prochaine fois !

Bonne rentrée à tous !

 

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:53

Notre voyage virtuel le long du grand fleuve va bientôt  se terminer. La chaleur est presque à son comble aujourd'hui pour l'étape de Tombouctou, 42°C . On annonce 44°C à la fin de la semaine.

 

Touaregs, région de Tombouctou, photo Alain Plantey

Touaregs, région de Tombouctou, photo Alain Plantey

« Le sel vient du Nord, l’or vient du sud et l’argent, du pays des Blancs, mais la parole de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes ne se trouvent qu’à Tombouctou. »

Adage du XVe siècle.

 

Tombouctou, encore appelée « la ville des 333 saints », a connu son âge d’or du XVIe au XVIIIe s. A l’époque, elle a compté jusqu’à 100 000 habitants.

Ville sainte au même titre que Ségou, université de tous les savoirs depuis le grand Ahmed Baba au XVIe s., elle fut un immense foyer intellectuel, attirant vers elle les savants de l’ensemble du monde arabe, du Maroc au Moyen Orient, en passant par l’Egypte et l’Arabie.

 

 

Le livre de Jean Michel Dijan, chez JC Lattès 2013, une mine pour découvrir la richesse de ces manuscrits...

Le livre de Jean Michel Dijan, chez JC Lattès 2013, une mine pour découvrir la richesse de ces manuscrits...

Interdite aux Chrétiens, la cité était très difficilement accessible pour les Occidentaux. Sans compter le fait que la cartographie de l’intérieur des terres sahariennes était encore extrêmement lacunaire, circuler dans ces territoires était terriblement dangereux. Ainsi jusqu’au XIXe s. Tombouctou est restée Tombouctou « la mystérieuse ». Avant que n'y parviennent successivement le Français René Caillié, en 1828, puis l'Allemand Heinrich Barth, en 1853.

Tableau du XIXe s. représentant l'arrivée à Tombouctou de Heinrich Barth

Tableau du XIXe s. représentant l'arrivée à Tombouctou de Heinrich Barth

Au XXe s., à partir de la colonisation, la ville s’est appauvrie. La modification des échanges commerciaux privilégièrent à l’époque le transport par bateau, au détriment des anciennes grandes caravanes transsahariennes, dont Tombouctou était une capitale. Quand Jean Rouch et ses compagnons, y arrivèrent en décembre 1946, la ville était devenue, à leurs yeux, Tombouctou la « miséreuse ».

Après l’Indépendance en 1960, Tombouctou est devenue une destination pour les voyageurs modernes, but d’une navigation en pinasse, souvent partie de Mopti, ou étape avant de rejoindre Gao, encore plus à l’ouest. Son port sur le Niger est situé à Kabara, à 12 kms.

Il y a quelques années, la ville, devenue un des hauts-lieux du tourisme au Mali, comptait environ 35 000 habitants.

Carte postale touristique des années 2000

Carte postale touristique des années 2000

La vie de Tombouctou a basculé avec la guerre en 2012. Entre avril 2012 et avril 2013, l’occupation par les séparatistes touaregs, puis aussitôt après par les djihadistes radicaux, a provoqué son lot de destructions, de désorganisation et d’exode. Aujourd’hui, depuis sa libération, la ville se remet peu à peu et la vie quotidienne a repris. Mais fragile et toujours menacée, la zone reste extrêmement sensible. Beaucoup ne sont pas rentrés de leur exil.

Avril 2012, prise de Tombouctou par les djihadistes, scènes d' exil, photo Saad Traoré

Avril 2012, prise de Tombouctou par les djihadistes, scènes d' exil, photo Saad Traoré

L'accord de paix sur les régions Nord, qui a été signé il y a un an en Juin 2015 après de longs mois de négociations, reste difficile à faire appliquer. La situation est encore fragile à Tombouctou, où les exactions et actes de violence, notamment contre l'armée malienne et les forces onusiennes de la Minusma continuent de frapper ou de menacer.

Le Festival au Désert, grand moment d'unité et de partage culturel et musical pour toute la région, pourra-t-il revoir le jour l'année prochaine ?

Plus de 40°C à Tombouctou pour l'avant-dernière étape de notre voyage....

Prochaine et dernière étape, au coeur de l'été, pour Gao....

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 14:53
 Fêtes réussies et visages réjouis pour nos ateliers Mali !
 Fêtes réussies et visages réjouis pour nos ateliers Mali !
 Fêtes réussies et visages réjouis pour nos ateliers Mali !

Franc succès pour l'atelier des griots, lors des fêtes garennoises de ce week-end !  Les enfants et leurs parents ont découvert ou retrouvé avec plaisir nos activités de sensibilisation pour le Mali, dans cet agréable petit espace municipal devenu maintenant un pôle de nos rendez-vous annuels. Et ce fut un réel plaisir aussi, pour nous, de les y accueillir.

Merci aux jeunes filles de La Garenne, Clotilde, Mathilde, Salomé, Alice, Anahide et Inessa,  qui sont venues nous aider à encadrer et à guider les enfants pour ces animations.

Merci aussi à tous les personnels de la ville qui, en charge des fêtes et de leur logistique, nous ont permis, cette année encore, d'être dans les meilleures conditions pour réussir ces deux journées.

Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....
Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....
Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....
Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....
Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....

Atelier argile, avec création de greniers dogon, cases et petits jardins....

Atelier déco, ici décoration de calebasses....

Atelier déco, ici décoration de calebasses....

Jeux de hasard ou de réflexion, avec la roue de la chance, le yoté et l'awélé.
Jeux de hasard ou de réflexion, avec la roue de la chance, le yoté et l'awélé.
Jeux de hasard ou de réflexion, avec la roue de la chance, le yoté et l'awélé.
Jeux de hasard ou de réflexion, avec la roue de la chance, le yoté et l'awélé.

Jeux de hasard ou de réflexion, avec la roue de la chance, le yoté et l'awélé.

Sans oublier les pauses, pause musicale et pause gourmande !

avec l' orchestre des jeunes allemands de Wangen, et le buffet maison !
avec l' orchestre des jeunes allemands de Wangen, et le buffet maison !

avec l' orchestre des jeunes allemands de Wangen, et le buffet maison !

Et maintenant, tous à vos jeux d'awélé ou de yoté, tous à vos crayons et  feutres, tous à vos plaques et boules d'argile, tous à vos bonnes recettes, pour vos créations de l'été !


Avec le Mali au coeur....

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 11:56
Fêtes garennoises 2016, venez nous retrouver !

L'atelier des griots, c'est toujours un joli moment de convivialité et de créativité autour de nos activités argile et déco pour les enfants, et aussi, pourquoi pas, pour les plus grands.

Situé au coeur de la fête, ce petit espace jardin devant le Syndicat d'initiative, tout près de la grande halle du marché, reste aussi un lieu tranquille, où l'on peut se retrouver pour un bissap,  un café gourmand, ou un goûter.

Les enfants repartent avec leurs créations, pâtisseries à emporter également.

Nous vous espérons nombreux, n'hésitez pas à diffuser ce message et à faire découvrir ( ou retrouver) notre sympathique association et ses projets au Mali.

En reliant fête et solidarité, on fait toujours plaisir à tous !

Alors, à très bientôt...

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31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 17:42

Au Mali, c'est bientôt l'hivernage, cette saison des pluies bienfaitrices que le pays attend chaque année à partir du mois de Juin. Et voilà que nous, ces jours-ci, nous souffrons de trop d'eau !

A Mopti, la configuration du paysage commence à changer du tout au tout, les eaux inondent les espaces dévolus aux bétails en saison sèche, il faut des barques là où l'on allait à pied, le riz va pouvoir pousser dans cet immense espace qu'on appelle le "delta intérieur du Niger".

Carte crayon aquarelle, détail, expo Drapeau Blanc sept 2015

Carte crayon aquarelle, détail, expo Drapeau Blanc sept 2015

MOPTI, port fluvial du Mali, capitale de la 5ème région économique du Mali.

Située au confluent du Bani et du Niger, c’est une cité exceptionnelle, gagnée sur le fleuve, où la terre et les eaux se confondent.

Contrairement aux autres villes du fleuve, comme Ségou, Gao ou Tombouctou, Mopti est une création urbaine récente, de 100 000 habitants aujourd’hui, une des seules villes du fleuve à ne pas avoir participé à l’histoire précoloniale du pays.

D’abord campement de pêcheurs, elle a servi vers 1860 de poste militaire lors de la conquête de la région par le toucouleur El Hadj Omar Tall. Son successeur, le roi Ahmadou,  voulut qu’elle fût ville de la paix et du rassemblement des peuples  : « Mopte », qui signifie en Peul le « regroupement », deviendra Mopti.

A l’heure de la colonisation, l’édification de la ville s’est faite par poldérisation, à l’initiative de commerçants français, puis de l’administration coloniale, moyennant travail forcé et  déplacement de populations indigènes d’origines variées.

Pourtant, malgré cette origine récente, et un développement dans lequel de nombreuses influences  extérieures ont joué un grand rôle,  Mopti se veut ville historique et chargée de mémoire.

Photos G.Wallon
Photos G.Wallon
Photos G.Wallon
Photos G.Wallon
Photos G.Wallon
Photos G.Wallon

Photos G.Wallon

Le port, c’est la grande attraction de Mopti !

Le spectacle est permanent, avec ses ballets de chargements et de déchargements multiples : sacs en tous genres, plaques de sel, fagots de bois, troncs entiers, matériaux de construction, produits fabriqués, paniers de poissons frais ou séchés, dégageant la forte odeur particulière du lieu !

Une vie intense d’échanges et d’activité anime les berges, où les femmes viennent aussi faire quelques lessives et les enfants jouer dans l’eau.

Aujourd’hui, le fleuve est concurrencé par la route. Les périodes pendant lesquelles la navigation est possible se sont raccourcies dans l’année, les eaux du Niger étant plus rares, et plus ensablées.

La lessive, photo A.Plantey

La lessive, photo A.Plantey

Le partage des terres

Mopti fait déjà partie de cette immense zone inondable que constitue le delta intérieur du Niger. A la saison des pluies, en période de hautes eaux, les espaces à proximité de la ville sont le domaine des agriculteurs bambaras, qui cultivent essentiellement le riz. En début de saison sèche, les éleveurs peuls prennent la place, font paître leurs troupeaux sur ce qui pousse encore, assurant ainsi, dans une forme de réciprocité, la fumure et l’engrais  pour les cultures de la saison suivante. C’est un partage séculaire, parfois mis à mal aujourd’hui dans certaines zones à cause des procédures d’accaparement des terres, et donc de la réduction des espaces traditionnels.

photo A.Plantey

photo A.Plantey

Prochaine étape : Tombouctou !

Et bientôt aussi, ici à La Garenne-Colombes, notre rendez-vous annuel de Juin : les fêtes de la ville auront lieu les samedi 18 et dimanche 19 Juin. Bienvenue sur notre stand aux enfants et aux familles !

Votre visite sera un soutien à nos projets...des précisions dans quelques jours.

A bientôt !

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 15:42

Actualité

Nous quittons aujourd'hui l'étape Bamako, en même temps que nos deux ministres des Affaires étrangères allemand et français, messieurs F.W.Steinmeier et J.M.Ayrault, qui sont venus rencontrer hier le président malien, Ibrahim Boubakar Keïta, au palais de Koulouba, à propos de la sécurité et du développement du pays.

Lien RFI :http://www.rfi.fr/afrique/20160502-mali-niger-visite-ayrault-steinmeier-france

Car notre voyage au fil du fleuve, c'est aussi cette difficile actualité malienne en toile de fond, sans une semaine où ne se produisent encore des exactions contre les institutions, contre la Minusma, voire contre les populations, avec des morts et de la violence.

En ce qui concerne la situation au Mali, vous pouvez consulter la dernière lettre de la Fédération Ensemble à ses membres

Lien Fédération Ensemble : http://www.ensemble-humanitaire.com/client/document/lt-avril-2016-new_1019.pd

Embarquement pour Ségou !

Ségou, ville douce et verdoyante

Avec ses larges boulevards ombragés, ses nombreux jardins, ses enceintes de banco rouge, la ville s’étire le long du fleuve Niger sur près de 8 km.

Elle abrite des dizaines de milliers d’agriculteurs bambaras ou toucouleurs, de pêcheurs bozos, de bateliers somonos. Cœur économique de la région du Macina, Ségou est aussi cité de la poterie, du karité ou du bogolan. C’est enfin, avec le Festival sur le Niger qui s’y tient chaque année, un haut lieu de la culture artistique du Mali.

Embarquement pour Ségou ! suite de notre exposition virtuelle...

Ségou, ancienne capitale du Royaume bambara

L’histoire de Ségou, devenue puissante capitale au XVIIIème siècle, est ensuite violente, douloureuse et déchirée par les tensions religieuses et politiques au cours XIXème siècle. Maryse Condé l’a racontée magnifiquement, à travers sa grande saga de la lignée Traoré : Ségou, un immense roman en deux volets, Les murailles de terre, et La terre en miettes. Editions Laffont, 1984 et 1985

Le Festival sur le Niger, et caravane pour la paix

Chaque année le Festival sur le Niger organise à Ségou différentes activités et expositions d’arts visuels. Des rencontres, des ateliers et des expositions, autour d’un thème spécifique.

En 2015, pour la 11ème édition, le thème choisi a été le «Maaya-Juru», avec une dizaine d’expositions nationales et internationales.

En Afrique de l’ouest et particulièrement chez les mandingues, il existe une sorte de relation humaine appelé «Maaya». Cette relation humaine tissée et entretenue entre les hommes au sein de la société est appelée «Maaya-Juru» ou les «liens sociaux pour l’harmonie de vivre ensemble dans la communauté».

D’une manière générale, les différents «Maaya-Juru» favorisent, la cohésion, l’entente, le partage, l’entraide, le progrès, thèmes d’autant plus importants dans un Mali en actuelle reconstruction.

Embarquement pour Ségou ! suite de notre exposition virtuelle...

Au pied du karité

A Ségou, l’arbre à karité pousse dans la plupart des cours, il aurait donné son nom originel à la ville : «  Si Koro »  qui veut dire « Au pied du karité »

L’arbre à karité mesure entre 10 et 15 mètres à l’âge adulte. Il peut vivre jusqu’à 300 ans. Il donne ses fruits au bout de 15 ans, et on peut en récolter sur un arbre jusqu’à 20 kilos par an.

Les fruits sont verts, à peu près de la même taille qu’un abricot. La chair est comestible et même très appréciée des enfants

La coque contient une amande, dont on extrait le beurre, aux multiples vertus.

L’arbre karité est considéré comme sacré et, à ce titre, les autochtones ne conçoivent ni de le couper, ni de le détruire de quelque manière que ce soit.

Propriétés et vertus du beurre de karité

Protection de la peau, douceur et hydratation, prévention des allergies au soleil

Cheveux souples et soyeux

Pouvoir cicatrisant, soin des gerçures, de l’eczéma

Pouvoir désinfectant

Stimulation et régénération cellulaire, diminution des rides,  retardement du vieillissement de la peau

Prévention des allergies au soleil

Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey
Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey
Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey
Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey
Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey
Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey

Visites de classes, et découverte du beurre de karité...qui rend la peau si douce et si belle ! Les portraits de jeunes femme sont des photos d' Alain Plantey

Prochaine étape fin mai, pour découvrir Mopti !

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 19:46

Nouvelle étape de notre voyage le long du fleuve, avec arrêt à Bamako, capitale du Mali, et capitale africaine de la photographie....

Eloge de la photographie malienne, Bamako-Paris-Bamako, escale 2

Bamako, capitale du Mali

L’occupation du site de Bamako par des populations anciennes est attestée depuis la Préhistoire. Mais dans la succession des empires d’Afrique de l’Ouest et durant près de dix siècles, Bamako, malgré la légende, est restée un simple village et n’a jamais occupé aucune place importante.

C’est à la période coloniale, avec la conquête du Soudan par l’armée française à la fin du XIXe siècle, que la ville a reçu son statut de capitale. Depuis, elle est devenue le siège de la présidence, du gouvernement et des administrations. Le palais de Koulouba est l’équivalent de notre palais de l’Elysée.

A l’époque, les bâtiments ont été construits dans une belle architecture dite « soudanaise », qui a su associer les techniques locales et les techniques occidentales.

Bamako s’est construite au nord du fleuve Niger, sur cinq collines et dans une cuvette recouverte aujourd’hui de poussière en permanence.

Bamako, qui s’étire le long du fleuve Niger, compte actuellement plus d’ 1 million d’habitants, avec une cohabitation de tous les groupes ethniques.

Si l’on y trouve des quartiers calmes, le centre est grouillant de piétons, de véhicules ou de bétail ! Au sud du fleuve, de nouveaux quartiers, plus ou moins pauvres ou résidentiels selon les cas, s’étirent en tous sens. C’est dans cette zone que se trouve la grande gare routière d’où partent les bus pour toutes les directions du pays, dans une animation indescriptible ! Cette gare génère une circulation incessante, d’où les embouteillages fréquents au niveau des ponts sur le Niger….

Un étage plus bas, le long du fleuve, toute une activité économique ou familiale anime les rives en permanence, jusqu’à la tombée de la nuit, lessive, baignades, maraîchage, pêche…

panneau de notre exposition en Sept  2015, vernissage et visite des classes
panneau de notre exposition en Sept  2015, vernissage et visite des classes
panneau de notre exposition en Sept  2015, vernissage et visite des classes

panneau de notre exposition en Sept 2015, vernissage et visite des classes

Capitale de prestige culturel, avec les Rencontres africaines de la Photographie

Organisée tous les deux ans depuis 1994, les "Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie", sont la première et la principale manifestation consacrée à la photographie africaine.

Elles se sont imposées comme un événement majeur des manifestations culturelles du continent africain..

Les Rencontres africaines de la photographie ont permis de révéler de grands photographes africains comme les Maliens Seydou Keïta, portraitiste et premier grand nom de la photographie malienne, et Malick Sidibé, le célèbre photographe de la jeunesse bamakoise des années 60.

Après une interruption de deux ans suite aux événements que le Mali a connus entre 2012 et 2013, « les Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie » sont revenues en 2015, pour leur 10e édition.

Deux photographes emblématiques de la jeune génération sont à découvrir aujourd’hui, Aly Barro, photographe du naturel et Mohamed Camara, photographe de la lumière et de l’intimité.

Vous les retrouverez sur  l'onglet "auteurs" du site http://www.afriqueinvisu.org,

 

Eloge de la photographie malienne, Bamako-Paris-Bamako, escale 2

Aller-Retour Paris, pour l' exposition Seydou Keïta au Grand Palais, jusqu'au 11 Juillet 2016.

Le Grand Palais consacre actuellement une magnifique exposition au père de la photographie malienne, et l'un des plus grands photographes du XXème siècle.

Pour la découvrir, nous vous conseillons le lien suivant

http://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Les-beautes-africaines-de-Seydou-Keita-2016-04-11-1200752635

La photo de présentation ouvre sur un très beau diaporama, qui offre en une vingtaine de clichés l'essence de l'oeuvre de ce photographe majeur.

 

Vous voulez en savoir plus sur Bamako, ou sur les photographes contemporains Aly Barro et Mohammed Camara, vous pouvez nous contacter pour une fiche plus détaillée.

drapeaublanc92@gmail.com

Prochaine étape piroguière.... Ségou !

 

Seydou Keïta (1921-2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Il prend sa retraite en 1977, après avoir été le photographe officiel d’un Mali devenu indépendant. Son oeuvre constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de son époque. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/seydou-keita#sthash.OOw4JE2M.dpuf
Seydou Keïta (1921-2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès. Il prend sa retraite en 1977, après avoir été le photographe officiel d’un Mali devenu indépendant. Son oeuvre constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de son époque. - See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/seydou-keita#sthash.OOw4JE2M.dpuf
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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 14:33
Photo A Plantey, La Garenne Colombes

Photo A Plantey, La Garenne Colombes

Madame Bâ, une Soninké fille du fleuve Sénégal, a fait du Niger le fleuve de son âme.

Création de l’écrivain Erik Orsenna, Madame Bâ est une femme forte et inoubliable, une incarnation de la Malienne vigoureuse, impétueuse parfois. Elle mène de front les combats qui devraient sauver son pays : l’éducation pour tous, garçons et filles, le contrôle des naissances, et aujourd’hui, la paix au Mali.

Bâ, veut dire à la fois « mère » et « fleuve ou rivière », c’est un radical au sens « nourrissier ». Plusieurs cours d’eau au Mali portent ce radical : le fleuve Niger lui-même, que les Maliens appellent "Djoliba", et plusieurs de ses affluents, comme le Bani, le Baoulé ou le Banifing.

Il n’est pas étonnant que Madame Bâ, sorte de Jeanne d’Arc malienne, se prenne parfois pour le fleuve lui-même !

 

 

 

Le fleuve Niger, détail, carte crayon et aquarelles, réalisation Drapeau Blanc, 2015

Le fleuve Niger, détail, carte crayon et aquarelles, réalisation Drapeau Blanc, 2015

 

Citation

« Demandez une carte à votre aide de camp. Suivez le cours du Niger. Au lieu de gagner la mer, comme tous les autres fleuves, il monte follement plein Nord pour affronter le Sahara. Eau contre sable, il veut mener bataille. Le Niger et Mme Bâ étaient donc de la même race des indomptables, faits pour s’entendre. »

Les textes, extraits des deux romans Madame Bâ et Mali Ô Mali, cités lors de notre exposition Mali-Niger, au fil du fleuve, l'ont été avec  l'autorisation de l'auteur.

 

A la découverte du tracé du fleuve
A la découverte du tracé du fleuve
A la découverte du tracé du fleuve

A la découverte du tracé du fleuve

Escale 1 : La case sacrée de Kangaba

 

Kangaba, sur le haut Niger, peu après la frontière guinéenne et au pied des Monts Mandingues est la capitale originelle de l’Empire du Mali, fondé par Soundjata Keïta, premier Empereur du Mali, au XIIIe siècle.

Cette fondation, en 1235, fait suite à la sanglante bataille de Kirina et à la victoire finale contre le roi Soumaoro, qui avait dévasté son territoire de son vassal, le petit royaume du Mandé.

La Charte du Mandé fut énoncée en 1236, à Kourouma Fouga, vaste clairière à 90 km de Bamako.

La case sacrée de Kangaba reste le vestige symbolique de cette lointaine époque.

De nos jours, Kangaba n’est plus qu’un gros village d’une centaine de cases.

Embarquement sur le Niger, la parole à Madame Bâ, escale 1

Les premiers mots de la Charte du Mandé :

 

La vie du cadet comme la vie de l’aîné

La vie du grand comme la vie du petit

Toute vie égale une vie.

 

Si tu portes tort à une vie :

Réparation !

Si tu portes tort à ton voisin sans raison,

Si tu portes tort à ton prochain sans raison,

Si tu tourmentes ton semblable,

Réparation !

 

Humains, entraidez-vous les uns les autres.

Enfants, vénérez ceux qui vous ont enfantés.

Parents, éduquez ceux dont vous êtes les pères,

Ceux dont vous êtes les mères.

Tous, soutenez les vôtres.

 

Que chacun veille sur la maison de ses pères.....

Vous voulez en savoir plus sur Madame Bâ et les romans d'Erik Orsenna.

Vous voulez découvrir la suite de la Charte, vous pouvez nous contacter pour une fiche plus détaillée.

drapeaublanc92@gmail.com

Prochaine étape piroguière....Bamako et Ségou !

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 20:53

La longue histoire de la cartographie occidentale révèle à quel point l'évolution de la connaissance du fleuve Niger et de sa représentation fut lente et incertaine.

Quelques exemples...

La carte de Ptolémée, montrant l'ensemble du monde connu au IIe siècle ap.J.C.

La carte de Ptolémée, montrant l'ensemble du monde connu au IIe siècle ap.J.C.

Carte portugaise de 1508

Carte portugaise de 1508

Carte hollandaise du XVIIe siècle

Carte hollandaise du XVIIe siècle

Dès l’Antiquité, le fleuve Niger était connu. On le trouve cité et décrit par ouï-dire dans les textes des Grecs Hérodote et Strabon, ou du Latin Pline l’Ancien. Mais c’est surtout au Grec-égyptien Ptolémée, le plus grand des géographes de l’Antiquité et le véritable fondateur de la cartographie, que l’on doit la première représentation du fleuve.

Le Niger reste pourtant une énigme pendant des siècles. Les caravanes sahéliennes qui commerçaient avec l'Afrique du Nord depuis Tombouctou rapportaient que cette ville était irriguée par un grand fleuve. Mais c'était la seule information dont disposaient les géographes européens qui, de manière plus ou moins documentée, ont rempli les blancs, avec des hypothèses fantaisistes. Certains l’ont confondu avec le Sénégal ou avec le Congo, d'autres en faisaient une branche du Nil et pour d'autres encore, c'était une rivière tributaire d'un lac intérieur.

Progressivement, au prix d’aventures extraordinaires et parfois au prix de leur vie, les voyageurs et découvreurs du fleuve Niger en ont levé le mystère.

Ces hommes jeunes, passionnés de l’exploration du monde, à la fois savants, diplomates et aventuriers, ont la plupart du temps été des chargés de mission par leurs princes ou leurs états, et particulièrement au XIXème, pour les pays européens en quête d’extension commerciale ou coloniale.

A la fin du XIXème siècle qu’on peut tracer presqu’exactement son cours.

Ce n’est qu’au milieu du XXème siècle que, grâce à l’expédition de Jean Rouch, Jean Sauvy et Pierre Ponty, l’emplacement de la source a été révélé à des Occidentaux.

Aujourd’hui, au XXIe, chacun peut descendre virtuellement le fleuve sur son écran 17’’…grâce à Google Earth et aux technologies numériques….

Les classes découvrent la géographie du fleuve, depuis Ptolémée....
Les classes découvrent la géographie du fleuve, depuis Ptolémée....
Les classes découvrent la géographie du fleuve, depuis Ptolémée....

Les classes découvrent la géographie du fleuve, depuis Ptolémée....

....jusqu'à l'histoire de Jean Rouch (photos "Le serment de Bamako", prêt de la fondation J.Rouch)
....jusqu'à l'histoire de Jean Rouch (photos "Le serment de Bamako", prêt de la fondation J.Rouch)
....jusqu'à l'histoire de Jean Rouch (photos "Le serment de Bamako", prêt de la fondation J.Rouch)

....jusqu'à l'histoire de Jean Rouch (photos "Le serment de Bamako", prêt de la fondation J.Rouch)

Vous voulez en savoir plus sur les explorateurs du fleuve Niger, Mungo Park, René Caillié, Heinrich Barth, Jean Rouch ? Vous pouvez nous contacter pour une fiche plus détaillée.

En réserve aussi, le beau récit du Chevalier toulousain Anselme d'Ysalguier, un oublié de l'Histoire. Après des années d'aventures, il revient de Gao marié à une princesse songhaï, dont il a déjà une fille.  Dans sa suite un médecin noir, formé à Tombouctou, qui sera le seul capable de soigner d'un mal mortel notre jeune dauphin Charles VII. Un médecin de Tombouctou qui sauve un futur roi de France au début du XVe s, l'a -t-on assez raconté ?

A bientôt encore une fois....pour d'autres histoires au fil du fleuve.

drapeaublanc92@gmail.com

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 20:34
Invitation de printemps, retour sur les rives du fleuve Niger

Voilà juste six mois qu'à l'occasion de notre dernière exposition-vente d'artisanat malien, nous avions conviés nos amis et visiteurs à un voyage le long du fleuve Niger. C'était fin septembre 2015.

Passé l'hiver, pourquoi ne pas rouvrir les fenêtres, et revisiter ces lieux, ces personnages, ces questionnements, qui avaient jalonné notre parcours-découverte.

Nous avions imaginé que les piroguiers, griots du fleuve, seraient nos guides. Et  nous nous étions laissé guider par le souvenir des découvreurs et des aventuriers, par les légendes aussi ou les récits vécus. Nous avions fait escale de ville en ville, jusqu'aux  paysages du grand delta intérieur, puis jusqu'aux franges les plus désertiques . Nous avions découvert des peuples, des métiers, des savoirs, tout au long de cette artère vitale du Mali.

Alors, embarquons à nouveau pour le voyage....Invitez vos amis à monter dans la pirogue et à venir découvrir cet étonnant Niger.

A prévoir, une dizaine d'escales d'ici l'été, au fil des pages, au fil du fleuve...

 

Invitation de printemps, retour sur les rives du fleuve Niger

A bientôt, pour le début du voyage.....

Invitation de printemps, retour sur les rives du fleuve Niger

Dans quelques jours.....

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