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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:57

Chance ! Cette magnifique et passionnante exposition, qui a ouvert ses portes à la fin mars, est prévue pour durer jusqu’à là mi- novembre 2017. On a donc devant soi le temps  d’y aller…et même d’y retourner. Mais n’oublions pas que le temps file !

L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!

Le parcours est à la fois chronologique et thématique, et le visiteur est guidé en toute sécurité dans cet immense espace-temps : 6000 ans d’histoire, sur un continent d’aujourd’hui  54 pays et qui pourrait contenir tout à la fois la Chine, l’Europe et les Etats-Unis !

Tout de suite, invitation à une visite virtuelle, sur le site du musée. C'est tout en bas de la page d'accueil, après les infos générales et les commentaires des visiteurs..."L'exposition en images"

Prenons donc la route africaine et engageons-nous tour à tour sur ses multiples pistes : celles des forteresses, du commerce, des masques, des religions, des esclavages, des explorations, des conquêtes coloniales, les routes de l’art et celles des migrations…A ce propos, la dernière œuvre, une BD contemporaine, mérite d’être regardée jusqu’au bout, même si l’on doit s’accroupir pour y arriver !

A l'entrée, un très beau relevé des fresque du Tassili,  quand le Sahara  n’était pas encore un désert..

 

Fresque du Tassili, Hoggar, Algérie

Fresque du Tassili, Hoggar, Algérie

Puis une belle et riche scénographie d'objets, d'oeuvres et de documents,  nous conduit dans l’Afrique du Nord de l’Empire romain, dans l’Egypte et la Nubie des Pharaons, dans les Empires  africains du Mali ou du Grand Zimbabwé, dans l’Afrique des colonies, dans l’Afrique d’aujourd’hui…

L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!

Avec notre intérêt pour le Mali, vous comprendrez que cette exposition nous ait parlé particulièrement. On s’y est souvent retrouvé : devant ce beau cavalier dogon qui ouvre l’exposition, devant tous ces objets provenant de Djenné ou de Tombouctou, bijoux, manuscrits, plaques de sel, devant  les originaux de cet Atlas catalan extraordinaire ou de cette belle carte du monde selon Ptolémée, dont des reproductions plus modestes avaient pu enrichir notre exposition garennoise en 2015.

L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!
L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!
L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!
L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!

Le parcours se clôt sur un grand entretien vidéo de Catherine Coquery-Vidrovitch, commissaire associée de l’exposition, historienne spécialiste de l’Afrique et professeur émérite à l’université Paris-Diderot. Souvenez-vous, ceux qui nous suivent depuis plusieurs années, cette femme éminente avait accepté de venir animer pour notre association une causerie sur l’histoire de l’Afrique. C’était en 2011, et cela avait été une très intéressante soirée.

"Berceau de l'humanité, l'Afrique a vécu l'invention du commerce et de la piste, deux outils intrinsèques au développement humain", nous dit-elle. C'est bien le coeur du sujet. Et grâce à elle, toujours aussi passionnante à écouter, on se dit qu’on n’a jamais fini d’en apprendre, sur l’histoire africaine !

Bonne visite !  avec en bonus, si vous y allez le soir et que c'est déjà la nuit à l'heure de votre sortie, l'enchantement des jardins éclairés par Yann de Kersalé...

L’AFRIQUE DES ROUTES, au Musée du Quai Branly, notre coup de coeur !!!
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 14:08
Fin du concert, ce dimanche 26 mars...

Fin du concert, ce dimanche 26 mars...

Auditorium comble, musique superbe, public conquis...Ce fut un grand bonheur que cet après-midi de dimanche dernier, porté par les voix des jeunes choristes d' A TRE VOCI, dans un programme qui nous a tout à la fois réjouis et émus.

Merci à tous ces jeunes adolescents et adolescentes, qui ont honoré, par leur travail régulier et leur engagement jusqu'au bout, ce beau projet de concert, merci à leur chef de choeur, et aux musiciens qui les ont accompagnés.

Maintenant, on a tous envie de chanter, et les airs nous trottent dans la tête.....

 

 

La salle se remplit, les enfants patientent,
La salle se remplit, les enfants patientent,

La salle se remplit, les enfants patientent,

En première partie, les plus grands, qui constituent le  "petit choeur",  interprètent des airs de musique française. Ce sont des mélodies  souvent savantes et difficiles, comme celle du  célèbre Ce mois de mai  (Clément Janequin, XVIème s.), particulièrement adaptée à ce concert de printemps.

Le petit choeur

Le petit choeur

Puis le grand choeur, avec la chorale tout entière, nous emporte dans les musiques du monde, depuis le refrain de Laputa, le château dans le ciel, ce film d'animation japonais bien connu de Miyasaki  jusqu'à la très belle oeuvre du compositeur gallois Karl Jenkins, Adiemus, qu'il faut absolument aller découvrir.

Le grand choeur

Le grand choeur

Les voix, tout au long du concert,  sont soutenues et accompagnées par les instruments : le piano (Antoine Ouvrard), le violon (Anastasia Karizna), la flûte  (Minerva Moreno), le violoncelle ( Magda Rebacz) et les percussions ( Alexandre Hennequin).

Après la musique, on se désaltère : détente et goûter dans le hall où tout le monde peut prendre le temps d'échanger, de se congratuler et de mieux découvrir les projets de l'association.

A TRE VOCI, quel concert magnifique, merci !
A TRE VOCI, quel concert magnifique, merci !

Les bénéfices de ce concert serviront à financer l'équipement d'un puits, à Témengolo, au Mali. Dans ce village, la nappe phréatique est située à 35 m de profondeur.  Sans borne-fontaine, les femmes doivent puiser à la main, c'est un travail titanesque. Leur installer une pompe solaire et l'eau au robinet, c'est les libérer d'une corvée quotidienne considérable.

Association Drapeau Blanc, 41 av. du Général Leclerc, 92 250 La Garenne-Colombes

Adhésions, dons et soutiens ( avec reçus fiscaux) sont toujours les bienvenus !!

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 17:26

« Le chant embellit la vie, et ceux qui chantent embellissent la vie des autres. »

« C’est par les échanges et l’amitié que les peuples apprendront à vivre ensemble ».

Ainsi s'exprimait voici trois générations le grand musicien et musicologue hongrois, Zoltan Kodaly, considéré par certains comme le créateur de l'art choral au XXème siècle.

Le concert, qui sera donné au bénéfice de l’association Drapeau Blanc pour ses projets au Mali, a été préparé dans cet esprit, de joie et de partage.

Médiathèque municipale

22, rue de Châteaudun, 92250 La Garenne-Colombes

Dimanche 26 Mars à 15h30, entrée 12 €

Réservations à Drapeau Blanc, 06 07 34 78 20 ou par Internet à drapeaublanc92@gmail.com         (140 places)

A TRE VOCI, concert de printemps le dimanche 26 mars

CHŒUR D’ENFANTS ET D’ADOLESCENTS

Créée depuis plus de 25 ans  à Colombes, la chorale à voix égales A TRE VOCI se produit dans des créations départementales, régionales, humanitaires, dans des festivals et des échanges internationaux.

A TRE VOCI interprète des œuvres très variées, issues du répertoire original pour voix égales, ainsi que des transcriptions adaptées à l’âge et aux spécificités vocales des choristes. Toutes les époques, tous les pays sont concernés, et les œuvres sont chantées par cœur, dans leur langue originelle.

Le chœur d’enfants est accompagné et soutenu par des instrumentistes de talent, avec violon, flûte, violoncelle, percussions ou piano.

Ce prochain concert de printemps nous réservera de belles surprises, allant de la musique française classique à des œuvres superbes créées par des compositeurs contemporains du monde entier moins connus. Il faut découvrir absolument ce magnifique travail choral, conduit avec une vraie passion de la musique et des enfants.

Au piano, un jeune pianiste français de 24 ans, Antoine Ouvrard, qui aime à jeter des ponts entre les différents répertoires et à rompre les barrières esthétiques entre classique et contemporain.

 

Au programme, musique classique et contemporaine, profane et sacrée, chants du monde...

A l'issu du concert, moment amical et gourmand !

Objectif de l'événement : le financement d'une adduction d'eau et d'une installation de bornes fontaines dans le village de Témengolo au Mali. Pour éviter aux femmes de devoir à la main puiser l'eau à 35 m de profondeur, un travail quotidien éreintant.

On vous attend nombreux.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 21:21

A l’heure où les processus de paix sont encore mis  à mal dans ce  Mali qui nous est cher- encore 60 morts et 120 blessés à Gao le 18 janvier dernier -il nous faut plus que jamais manifester notre solidarité avec ce pays.

L’association SOFT nous en donne une belle occasion, avec le concert à deux pianos qui sera donné salle CORTOT, à Paris, le 20 février prochain, en faveur du village dogon de Youga Dogourou, en pays dogon.

Aujourd’hui la région souffre, comme partout au Sahel, d’une préoccupante raréfaction de l’eau. Elle est en même temps dramatiquement pénalisée depuis 2012 par la mort du tourisme,  ce fleuron de l’économie malienne que la guerre et la situation constante d’insécurité depuis près 5 ans ont anéanti.

Le concert SOFT permettra de financer à Youga Dogourou, une adduction d’eau et la création d’un jardin maraîcher. Les travaux seront suivis par la Fédération ENSEMBLE ( 54ème projet au Mali).

Au programme,  Rachmaninov, Debussy, Barber, Mozart, Piazolla......une alternance d' oeuvres jouées pour piano à quatre mains, pour deux pianos ou pour soprano avec accompagnement de piano.

Soprano :  Elise Oudin –Gilles   Piano(s):  Paule Nebout, Yves Oudin          

Concert salle Cortot, 19 novembre 2014, au bénéfice du village de DASSI, réalisation de A à Z d'une infrastructure maraîchère, entre 2015 et 2016

Concert salle Cortot, 19 novembre 2014, au bénéfice du village de DASSI, réalisation de A à Z d'une infrastructure maraîchère, entre 2015 et 2016

Réservez dès maintenant auprès de Yves OUDIN, président de SOFT

Prix des places : 25 €    Billet  Donation : 50€,  avec un reçu fiscal qui ramène le prix réel à 19 €. 

Si vous le souhaitez vous pouvez  faire un don au-delà du prix du  billet S’il ne vous était pas possible d’assister au concert mais que vous souhaitiez participer au projet, vous le pouvez aussi. TOUS LES DONS A PARTIR DE 50 € FERONT  L' OBJET D'UN RECU FISCAL

Nom : …………………………………………………………………………………

Nombre de places réservées :………………

Adresse :  ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Adresse e mail :

Chèque  libellé à l’ordre de « ENSEMBLE » et  adressé à  SOFT, 15 rue La Bruyère 75009 Paris

 

En pays dogon

En pays dogon

En savoir plus sur Youga Dogourou

Les trois Youga sont les villages les plus au cœur de la culture des Dogon, et classés par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité. C’est de Youga Dogourou que partent, tous les 60 ans, les cérémonies du Grand Sigui. Prochain départ en 2027 !

Et si Youga Dogourou offrait alors les plus beaux légumes du plateau dogon ?

Les Fêtes de Sigui chez les Dogons, tous les 60 ans. http://uniteterreciel.canalblog.com

Entre 1967 et 1975, Jean ROUCH a filmé en co-réalisation avec Germaine Dieterlen les dernières cérémonies du Grand Sigui. 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Rouch#Films_sur_les_rituels_des_Dogons_au_Mali_.28C.C3.A9r.C3.A9monies_du_Sigui.29

 

On ne saurait trop vous encourager à venir participer à cette belle soirée. Et à réserver de suite !

RV dans un mois salle CORTOT,

ouverture de la salle à 20h, début du concert à 20h30,

78, rue Cardinet, Paris 17ème

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 15:48

Grande joie de recevoir, après de longs mois sans nouvelles directes, ces deux belles lettres en provenance des villages de Sal et de Témengolo, dont nous sommes les partenaires au sein de la Fédération ENSEMBLE.

L'association Drapeau Blanc en profite pour vous adresser tous ses voeux de bonne année  2017.

Courrier du village de SAL
Courrier du village de SAL

Courrier du village de SAL

Courrier du village de Témengolo
Courrier du village de Témengolo

Courrier du village de Témengolo

 

Le développement, à son rythme, est en marche.

Les remerciements de ces villageois nous touchent. Et nous y joignons les nôtres, envers toutes celles et ceux parmi vous, ici et là,  qui nous ont aidé financièrement par leurs dons ou par leur présence à nos événements.

D'autres projets se profilent pour 2017, car vous le sentez à travers ces lettres, les espérances de progrès et d'amélioration de vie sont fortes. Elles sont signes que ces populations partenaires sont debout, et se prennent en main. Continuons à les soutenir.

Association Drapeau Blanc, 41 avenue du Général Leclerc, 92 250 La Garenne-Colombes

Reçus fiscaux

.

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 12:22

 

C'est une très belle soirée musicale qui a conclu notre année associative, le vendredi 2 déc. dernier au Mastaba 1 de La Garenne-Colombes.

Voici en retour quelques photos de ces moments si sympathiques, avec d' immenses remerciements aux quatre musiciens de notre Conservatoire, Valbona Alia, François Tatry, Miran Devetak et Meggy Alia.

Merci à eux pour la haute qualité de leur jeu et leur choix d'un très heureux programme, qui a enchanté le public !

Photo Christophe Taamourte

Photo Christophe Taamourte

Première partie, trompette et piano, piano solo

Photos Christophe Taamourte
Photos Christophe Taamourte

Photos Christophe Taamourte

Valbona et François

-Concerto pour trompette, J.B.G.Neruda, 1er mvt

-Concerto pour trompette et piano, Haydn, 2ème mvt

-Etude révolutionnaire, op.10, n°12, Chopin

-Fantaisie brillante pour cornet et piano, J.B.Arban

            La partie pour cornet à piston a été jouée à la trompette

2ème partie, piano solo et quatre mains

Ouverture par Meggy , Rondo capriciosio, Mendelssohn

Photo Christophe Taamourte

Photo Christophe Taamourte

Miran et Valbona ,

-Sonatine en mi mineur, de Haydn, Hoboken 16-34

-Gott Zeit ist die allesbeste Zeit, J.S. Bach, transcription de Kurtag pour quatre mains

-El dia que me quieras, de Carlos Gardel, arrangement pour quatre  mains de Kyoko Yamamoto

- Über ein original Thema, Thème et variations, Schubert, op.post 8262, 4 mains

  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !
  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !
  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !
  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !

Remerciements....

  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !

Nos 15 ans !

  Nouveau concert entre amis, suite et fin, avec photos !

Toute l'équipe Drapeau Blanc vous souhaite une bonne fin d'année et de joyeuses fêtes !

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 16:34

Le Nouveau Concert entre Amis,  trompette et piano, qui aura lieu vendredi 2 décembre prochain au Mastaba  de La Garenne Colombes, affiche complet.

Il nous est désormais impossible de prendre des réservations supplémentaires.

Nous le regrettons, et nous en excusons auprès des derniers mélomanes qui auraient souhaité y  assister.

Nous les invitons à ne pas tarder lors des prochaines réservations de nos concerts 2017....

Bien cordialement,

Association Drapeau Blanc

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:32

A noter dès à présent les dates à retenir pour nos prochains événements !

Le vendredi 2 décembre 2016,

les 15 ans de l'association, fêtés en musique au Mastaba 1 de La Garenne-Colombes, à 20h30.

Vous pouvez déjà réserver.

Agenda 2016-2017, nos prochains événements

Le lundi 20 Février 2017,

Concert SOFT ( Solidarité et Fraternité pour la Terre ),

salle CORTOT - Paris XVIIème,  à 20h

Après la magnifique soirée d' il y a deux ans,  Yves OUDIN, Paule NEBOUT et  Elise OUDIN-GILLES offrent à nouveau leurs talents au profit de la Fédération ENSEMBLE. On remplira à nouveau la salle !

Concert du 19 novembre 2014

Concert du 19 novembre 2014

Le Dimanche 26 mars 2017,

Le choeur d'enfants de Colombes A TRE VOCI, se produira à l'auditorium de la Médiathèque municipale, à 15h 30.

Renseignements un peu plus tard, mais mieux vaut déjà le noter, pour ne pas manquer ce beau travail musical !

Agenda 2016-2017, nos prochains événements

A bientôt, et bonne pause de Toussaint....

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:28
Le fleuve Niger, détail, carte au crayon et à l'aquarelle, Martine Delavallée & Chantal Wallon, 2015

Le fleuve Niger, détail, carte au crayon et à l'aquarelle, Martine Delavallée & Chantal Wallon, 2015

Avec la ville de Gao, le voyage touche à sa fin.

Située tout à l’Est du Mali, Gao reste aujourd’hui encore l’une de ces quelques villes du désert qui, comme Kidal surtout, ou comme Tombouctou, font, depuis 2012, partie des zones géographiques de guerre ou de rebellion.

A Gao se rencontrent les eaux du Niger et les sables du Sahara.

La dune rose en est le paysage emblématique, dont le sable très fin apparaît comme une plage insolite aux portes du désert.

 

La dune rose, photo Guide du routard

La dune rose, photo Guide du routard

La ville est l’une des anciennes grandes cités de l’histoire du Mali.

C’est là que naquit, au XVème siècle, avec la dynastie des Askia, le plus important des grands empires soudanais, et celui qui fut le dernier : l’Empire songhaï.

A son apogée, cet immense territoire englobait tous les royaumes qui se succédaient d’Ouest en Est depuis l’Atlantique jusqu’au Niger actuel, ainsi que tous ceux qui du Sud au Nord remontaient de la Guinée jusqu’au Nord du Mali. En 1591, ce très grand empire fut mis en pièces par une armée de 3000 renégats espagnols à la solde du Maroc. La supériorité technologique des adversaires, équipés d’armes à feu, modernes à l’époque, eut raison de la capitale songhaï.

Tombeau des Askia, XVème s, le plus célèbre des monuments de Gao, photo Wikipédia

Tombeau des Askia, XVème s, le plus célèbre des monuments de Gao, photo Wikipédia

A 1 222 km de Bamako, à 600 km de Mopti, à 584 km de la frontière algérienne au Nord, en plein Sahara, et à 443 km de Niamey, au Niger, Gao est ville symbole de la sécheresse du désert et des tempêtes de sable.

Ici, à Gao, le Sahara avance inexorablement.

Pendant les terribles années 70 et 80, la sécheresse chronique a décimé le bétail, détérioré l’agriculture, tué ou exilé des hommes.

Aujourd’hui l’agriculture a reconquis des terres sur les bords du Niger, en particulier pour le riz et le sorgho, mais la région doit importer encore environ 65% des produits céréaliers dont elle a besoin.

L'harmattan, vent originaire du Sahara, souffle de décembre à mars sur toute l’Afrique de l’Ouest jusqu’au Golfe de Guinée.

Au Mali, la région de Gao est la première sur le chemin de ce vent terrible. Il charrie avec lui de fines particules de sable, susceptibles de former d'épaisses brumes de poussière surchauffée… Quand il souffle, l'évaporation est considérable.

Le Grand Vent, qui a soufflé en 1973 à Gao, faisant des ravages épouvantables, est resté dans la mémoire locale, comme un traumatisme : violence de ce vent de sable, faisant tomber la nuit en plein jour, prenant de court les enfants-bergers chargés des troupeaux, arrachant les cases et les arbres, asséchant les marigots, faisant voler au loin, comme des bolides, les objets domestiques, terrorisant les familles…(d’après Bagoundié Blues, petites lumières sur la boucle du Niger, de Mohomodou Houssouba, chapitre Le grand vent du Barbando)

Non seulement le vent assèche les terres, mais il engendre pour les populations des troubles de santé : il affecte la peau, l’appareil respiratoire, il provoque des méningites et il peut être aussi à l’origine de troubles divers, comme l'agitation, la nervosité ou la dépression.

Photo Alain Plantey

Photo Alain Plantey

Ces enfants, photographiés il y a près de vingt ans, sont les adultes d'aujourd'hui. Avec quelle vie, et quel avenir ?

Pour clore enfin notre voyage et face à cette interrogation, nous emprunterons à nouveau à Erik Orsenna, les premiers mots de son dernier roman malien:

" Tu ne seras jamais déçu par l'espérance." Mali Ô Mali, 2014

 

L' exposition "Mali-Niger, au fil du fleuve", que nous avions présentée à La Garenne-Colombes il y a tout juste un an, est bien rangée dans un grenier...Elle pourrait servir à d'autres, qui aimeraient faire découvrir ce beau voyage. Sachez-le !

Retrouvez sur ce blog nos étapes de voyage dans les articles en date des 21 mars, 28 mars, 6 avril, 18 avril, 3 mai, 31 mai, 4 juillet et 10 septembre 2016.

 Prochain article, nos projets pour 2016-2017.

Photo Alain Plantey, avec un grand merci à lui !

Photo Alain Plantey, avec un grand merci à lui !

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 19:22
Les Résistants de Tombouctou, de Joshua Hammer

Découvert dans l’été, et à vous proposer pour la rentrée, ce livre tout à fait passionnant est paru en mai dernier chez Arthaud.

Pour qui a suivi de près l’actualité au Mali des années 2012-2015, pour qui connaît a minima l’histoire de ce pays, l’histoire de sa découverte, et plus encore l’histoire de ses célèbres manuscrits, voilà le fruit d’une enquête remarquable, construite sur des savoirs très précis, et qui nous fait vivre et vibrer à la grande aventure qu’elle raconte : le sauvetage à Tombouctou et dans le plus grand secret, entre 2012 et 2013, de plus de 330 000 manuscrits précieux, trésor de la ville. De ce sauvetage, tout le monde a entendu parler. Mais qui pouvait imaginer l’ampleur ni la logistique d’une telle opération, ni les risques pris, ni le courage et l’intelligence dont ses acteurs ont fait la preuve pendant des mois ?

Les deux premiers chapitres sont peut-être un peu scolaires. Mais l’auteur a voulu utilement y poser les cadres nécessaires à un public de néophytes. Parfois, des notions comme celles de « féminisme » ou de « laïcité » peuvent paraître anachroniques quand elles sont rapportées à la littérature de siècles si lointains, ou le choix de présenter tel manuscrit plutôt que tel autre pour en montrer l’importance, un peu discutable. Des historiens pourraient tiquer sur certains détails. Il ne faudrait surtout pas que ces quelques réserves freinent le premier enthousiasme de la lecture.

Car tout cela tombe très vite, dès que le récit de l’enquête proprement dite commence.

Le personnage central, Abdel Kader Haïdara, est une figure extraordinaire. Son nom, souvent cité dans la presse ces dernières années, est internationalement connu des bibliothécaires. Son parcours commence quand il n’a pas 20 ans, tout entier consacré depuis aux fameux manuscrits : il les recherche, il les négocie, il les collectionne, il parcourt pendant 10 ans l’Afrique de l’Ouest et au-delà, dans des conditions parfois extrêmes et au péril de sa vie. Il enrichit comme personne le fonds de la plus importante bibliothèque de Tombouctou, l’Institut Ahmed Baba, du nom d’un immense sage et intellectuel du XVIe.s, qui a marqué l’histoire de la ville. Lui-même est l’héritier d’une de ces grandes bibliothèques familiales privées, qui sont la caractéristique de Tombouctou. Il connaît bien sûr les autres familles également détentrices de ces trésors, et cherche à les convaincre de les protéger. Son obsession : la sauvegarde de ces joyaux, menacés par les termites, le climat, et souvent l’ignorance de leurs propriétaires.

Quand la guerre arrive à Tombouctou, occupée en trois jours par les rebelles Touareg du MNLA, puis par les djihadistes d’AQMI, au début d’avril 2012, la vie bascule. Elle va devenir tragique et barbare.

Alors, à Tombouctou d’abord, puis bientôt à Bamako, pendant des semaines et des mois, Haïdara mobilise tous ses amis, ses partenaires locaux, ses réseaux internationaux …C’est le récit de cette résistance que nous offre, avec un talent formidable, le grand journaliste américain Joshua Hammer.

Ne manquez pas cette belle lecture, d’une histoire presque gagnée mais qui n’est pas finie, et dont Haïdara continue, aujourd’hui encore, d’être le moteur.

Image National Geographic

Image National Geographic

Dans notre voyage fluvial, la pause à Tombouctou aura donc duré un peu plus que prévu....

On vous avait promis de finir l'été à Gao, ce sera pour la prochaine fois !

Bonne rentrée à tous !

 

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